Quel ministère pour le Tourisme ?

A la veille de l’annonce de la formation du nouveau gouvernement, nous reprenons ci-après  – à titre de rappel et parce qu’il est toujours d’actualité- un extrait de notre éditorial publié dans l’édition de notre magazine Tourisme Info du 1er novembre 2019.

Tant que les gouvernants de ce pays font passer le politique avant l’économique, rien ne marchera. Quand l’économie va, tout va ; et plus personne ne s’occupera de politique. Pour améliorer le niveau de vie du citoyen et son pouvoir d’achat, il faut une économie prospère.
Venons au tourisme ! Tant que les politiques, n’en voient que les recettes en devises, ils font fausse route. Le tourisme fait vivre plus de 25% du peuple tunisien. Il fait travailler plus de 30% des employés de ce pays. C’est lui qui fait le plus pour son image dans le monde.
A lui seul, le tourisme peut résoudre la majorité des problèmes économiques et sociaux de ce pays : augmenter la production locale et la consommer, résorber le chômage, contribuer à la propreté des villes, instaurer un climat de sérénité…
Pour toutes ces raisons et d’autres, le tourisme a besoin d’un ministère régalien, au moins d’un super ministère, à la hauteur de ce qu’il représente comme poids économique et puissance financière ; eu égard à son impact social, culturel et civilisationnel.
Un ministère du tourisme ne suffit pas. Il faut lui adjoindre d’autres secteurs ; et en premier lieu, celui du transport aérien, comme c’est le cas au Maroc et au Sénégal. Tourisme et transport aérien se complètent parfaitement ; et l’un ne marche pas sans l’autre.
Un ministère du tourisme a besoin aussi d’être renforcé par un Conseil Supérieur du Tourisme, présidé par le Président du Gouvernement, et où siègent les ministres en relation directe avec le tourisme : intérieur, environnement, santé, commerce, affaires étrangères…
Ce même conseil doit être relayé par une Commission supérieure en charge du suivi et de l’exécution des décisions prises par le Conseil ; et ce, au niveau des différents départements administratifs et financiers. Ce mécanisme existait et il était efficace.
Enfin, le ministère du Tourisme a besoin (urgent) d’un siège digne de son importance et de sa prestance.

Afif KCHOUK

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