Hôtels inondés: les leçons à tirer

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Les pluies diluviennes, qui se sont abattues sur la région du Cap Bon le weekend du 21-23 septembre dernier, ont provoqué des inondations catastrophiques et causé des dégâts importants à plusieurs hôtels de la région; notamment à Hammamet et Nabeul.

Notre première pensée va à ces hôtels sinistrés et aux très mauvais moments qu’ils ont vécus, à leurs clients et aux désagréments qu’ils ont dû, forcément, supporter et aux dommages et pertes que ces établissements vont devoir réparer.

L’enseignement à tirer de cette catastrophe est qu’il faut respecter toujours la Nature  et qu’il ne faut jamais la défier. L’Homme peut certes passer outre les lois de la Nature et la provoquer. Mais tôt ou tard, un jour ou l’autre, Dame Nature prendra sa revanche.

Les promoteurs, ingénieurs et entrepreneurs voient petit et s’ingénient souvent à faire des dérogations et des dépassements pour des arrangements et des gains à court terme. Ils ne voient pas loin et grand. C’est là la genèse des problèmes et des catastrophes.

Avant d’être économie, service et industrie, le tourisme est, tout d’abord, aménagement du territoire, une convention à respecter et une équation à résoudre entre la volonté de l’Homme et les exigences de la Nature qui doivent cohabiter.

La Nature le punit pour sa pollution, sa surconsommation et ses aberrations. Le changement climatique et le réchauffement de la planète en sont la conséquence. L’Homme oublie qu’il est passager et locataire sur cette terre, et non propriétaire, ni concessionnaire.

Comme il est question des Droits de l’Homme, nous devons parler également des Droits de la Nature. La lutte contre la corruption doit s’étendre aussi à la Nature. La femme milite pour être l’égale de l’homme; mais la Nature n’est-elle pas en fait l’autre moitié de l’Homme?

La philosophie et les programmes de développement durable, dont le tourisme, ne sont pas un effet de mode pour alimenter l’actualité. Il s’agit en fait de l’avenir de l’Humanité et de son devenir, de l’adaptation de ses nouvelles donnes et réalités à son cadre de vie sur terre.

Ceci nous amène à dire que le tourisme tunisien a besoin d’un plan directeur et d’un programme de développement à long terme, qui durent dans le temps, quelque soit les régimes politiques qui vont se relayer au pouvoir et les choix économiques qu’ils feront.

Le  tourisme en Tunisie a besoin de vision et non de prévisions, d’évolution et non de révolution. Sa genèse servira de creuset à sa renaissance et son passé éclairera son avenir.  Revenir à ses fondamentaux, consolider ses acquis et relancer ses projets.

Le tourisme, c’est la nature et la vie.
Afif KCHOUK

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