Mort à petit feu du tourisme tunisien

Le 19 mai 2020, le Conseil National de la Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie s’est réuni par visio-conférence, pour examiner les dernières évolutions de la crise actuelle.

La FTH s’est félicitée des excellents résultats sanitaires affichés par la Tunisie en comparaison avec les destinations concurrentes mais pousse un cri d’alarme sur l’avenir du secteur et le devenir des quelques dizaines de milliers d’emplois menacés de disparaître durablement.
La FTH s’indigne du retard de mise en œuvre des mesures de soutien aux entreprises touristiques et à leurs salariés, et de l’absence de visibilité quant à une date de reprise d’activité.
Ce retard asphyxie tous les acteurs du secteur et la majorité des hôtels est à présent dans l’incapacité de payer les prochains salaires, après avoir honoré ceux des mois de mars et avril.
Le Tourisme étant indiscutablement le secteur le plus touché par la crise de COVID19, les décisions suivantes deviennent vitales pour amortir ce cataclysme sans précédent :
• Rétablissement immédiat des déplacements entre les villes afin de redémarrer avec le tourisme local, qui représente généralement 20% de l’activité.
• Entrée en vigueur du protocole sanitaire anti-Covid élaboré conjointement entre les professionnels et le ministère du Tourisme.
• Mise en place de mécanismes d’encouragement au tourisme local.
• Annonce d’une date prévisionnelle de réouverture des hôtels, des centres de loisirs, et des plages.
• Fixation d’une date pour la réouverture des frontières.
• Communication internationale en vue de positionner la Tunisie parmi les destinations les plus « Covid Safe » et parmi les premiers pays à ouvrir son espace aérien.
• Démarrage d’urgence de concertations bilatérales avec les pays intéressés par le retour de leurs ressortissants en Tunisie, et notamment l’Algérie et la Russie.
Le Tourisme, est-il besoin de le rappeler encore, pèse pour 14% du PIB et emploie 1 actif sur 10. Ce secteur, qui a fait preuve jusqu’à présent d’une remarquable résilience, malgré quatre crises consécutives en dix ans, se trouve aujourd’hui à bout de forces.
Ce secteur ne pourra se relever sans une vision structurée, une stratégie post-Covid réfléchie et des dispositifs d’atténuation spécifiques en vue de soutenir l’emploi et de préparer la reprise.

Le Conseil National (communiqué)

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