Le tourisme support de la Tunisie et son étendard

Le tourisme tunisien a enregistré, au cours des cinq premiers mois de cette année 2019 des performances supérieures à celles des années précédentes ; mais toujours en deçà de celles de 2010. La reprise, entamée en 2016, se poursuit de façon très dynamique et rassurante.
Le bon déroulement du pèlerinage de la Ghriba, qui sert de baromètre et d’audimat, lui a donné un formidable un coup médiatique et conforté son image et sa notoriété, tant sur le plan national qu’international.
Certes, ces performances sont positives au niveau des arrivées, nuitées et des recettes en devises (grâce à la forte dépréciation du dinar) ; mais d’un autre côté, les charges et dépenses ont augmenté plus que les recettes et les produits.
Les problèmes structurels du secteur sont toujours d’actualité et non résolus : rentabilité et rendement, endettement et remboursement des crédits, vieillissement et mise à niveau du parc hôtelier et roulant, transport aérien et open sky…
Vu le climat politique et économique dans le pays, et vu la situation géopolitique malsaine dans la région et ses perspectives d’avenir incertaines, il est difficile d’établir une stratégie pour le secteur. Le tourisme ne peut, aujourd’hui, que naviguer à vue.
Dans un mois (juillet) débutera la haute saison touristique. Elle s’annonce, certes, sous de bons auspices et de bon augure. L’optimisme est permis. Néanmoins, elle est accompagnée de craintes et la vigilance extrême est de rigueur.
En effet, le pays va être sous la pression des élections législatives et présidentielles, fixées pour les mois d’octobre et novembre. La situation économique ne s’améliore pas. L’état d’urgence est toujours en vigueur et le risque terroriste existe toujours.
La situation dans les pays voisins est plus que préoccupante. L’Algérie, premier marché émetteur de touristes vers la Tunisie, est en pleine phase de transition démocratique; et la Libye, 2eme marché, est en pleine guerre civile.
L’embellie vient de l’Europe, dont tous les marchés – à l’exception du russe- sont en forte augmentation, à 2 et 3 chiffres. Mais, ils restent encore loin de leurs performances de 2010. La destination Tunisie est en train de reprendre sa place et ses parts de marché.
Cette embellie se poursuit grâce au remarquable travail de lobbying, de relations publiques qu’est en train d’effectuer le ministre du tourisme et de l’artisanat René Trabelsi et qui ont contribué à raffermir l’image du secteur tant sur le plan international que national.
Le tourisme continue à supporter l’économie du pays et à rehausser son image à l’étranger. Il est le pilier du pays et son étendard.

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